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un écrivain toulousain, romancier indépendant, auteur pour le théâtre, avec sur le net ses 5 romans édités

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Les permiers extraits sur le web du cinquième roman (publié début 2009) :

Il se prétend heureux, passerait bien sa vie là : dans des bouteilles de jus de fruit, des infirmières apportent du vin.
Et surtout ma mère ne s’en sort pas ! Un homme, c’est indispensable dans une ferme ! Il reviendra pour la moisson. Sera quelques mois sans toucher à l’alcool et ça recommencera.

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Ma mère m’explique : si elle porte plainte, une assistante sociale va venir et on nous (ma sœur et moi) mettra à l’assistance publique, à la DASS... Tu ne sais pas ce que c’est la vie... les assistantes sociales...
Tout serait mieux que ça. Je n’ose pas répondre. Je sais qu’elle pleurerait.

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J’ai souvent regretté de ne pas avoir été abandonné à la naissance. J’ai même répondu, vers 25 ans, à un copain me confiant son « drame », cet abandon : « ils n’étaient tout simplement pas dignes d’être tes parents ! ils ont eu la lucidité de le comprendre, tu devrais plutôt en être heureux, considérer ce destin comme une chance, ça t’a permis de grandir avec des parents qui voulaient vraiment de toi, qui se sont occupés de toi. » Alors il était reparti « mais ce n’étaient pas mes vrais parents.... »
Je sais : à sa place j’aurais sûrement réagi de la même manière !... C’est seulement quand on a eu un père comme le mien qu’on pouvait envier son sort...

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Ma mère aurait-elle pu trouver l’aide intellectuelle et légale pour s’en sortir, comprendre qu’elle n’était pas condamnée à subir un tel mari ?

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« Tu ne sais pas ce que c’est que la DASS, y’a des gens qui en profitent. » Elle n’en disait pas plus. Ça signifiait sûrement que même elle savait : les pauvres mômes pouvaient facilement être tabassés, violés, parqués et personne n’intervenait. Elle n'a jamais connu Mayline. Cette femme connue sur un site de rencontres gratuites.

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Avant moi elle a perdu des jumeaux. Je n’en sais pas plus. A combien de mois ?... Ma naissance fut difficile : elle est restée couchée trois mois. En plus de la peur du mari, celle de me perdre donc. Elle ignorait naturellement les deux intimement liés !
Au fond d’elle deux forces devaient s’opposer : inutile d’avoir encore un enfant avec un pareil homme et si c’est un garçon il arrêtera peut-être de boire. Un jour j’ai entendu « il avait dit que s’il avait un garçon il arrêterait de boire. » Je ne sais plus à qui elle parlait. Comment une femme peut gober une aussi grossière absurdité ?

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La serpe sous l’oreiller... sûrement un souvenir de l’Algérie ! Là-bas, je suppose, mieux valait toujours garder une arme à portée de main. Les fellaghas pouvaient surgir. Comment ma mère a pu accepter de vivre ainsi ? Comment pouvait-elle s’endormir ?

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Pourquoi ne m’a-t-il jamais violé ? J’ai commencé à me poser la question peu après vingt ans. J’avais la trentaine quand une émission à la radio, sur un autre conflit, m’a donné une réponse cohérente. Ça me semblait bizarre : il aurait pu pousser la barbarie jusque là.
De cette émission, je n’ai retenu qu’un passage dont les mots exacts ont volé en éclat face à la révélation : les hommes ayant torturé, quand ils n’ont pas de soutiens psychologiques à leur retour, quelques années plus tard, ils violent leurs enfants. Par la négative, j’en ai conclu qu’il n’a jamais torturé en Algérie. A-t-il tué ?

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Informations :

1) annuaire gratuit du net.

Autres extraits :

1) extraits divers du roman 2009

2) Avoir les cheveux longs